Il était assis sur la chaise de bar, dans la cuisine. J'avais les mains dans les siennes. Nous nous regardions, avec un petit sourire en coin qui ne trompait pas. Et pourtant...
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Qu'est ce qu'il y a ?-
Rien ! menti-je.
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Akatsuki... ! J'ai des yeux tu sais. Aller, dis-moi, s'il te plait.-
Je ne suis pas sure que tu veuilles entendre ces mots là. Son sourire disparu en une fraction se seconde. Ses traits devinrent durs et soucieux. Il tenait toujours mes mains, mais plus avec la même intensité. Je n'arrivais plus à sortir un mot. Le silence pesait dans la pièce. Ce que je venais de percevoir en lui me déplaisait.
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Dis-moi.-
Je ne peux rien dire, parce que je sais que tu vas fuir.Même si j'avais une idée de sa réaction, j'acquiesçais et prenais le risque. Je pausai le regard sur nos mains, puis pris l'une des siennes pour la déposer sur mon c½ur. Il battait à la chamade. Peut-être le stress... l'angoisse... ou peut-être tout simplement l'espoir. Je relevai le menton, difficilement, et me plongeai dans son regard. J'avais un mal immense à prononcer ses deux petits mots...
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Je... je t'aime...En une fraction de seconde, j'ai regrettai ce que je venais de dire. J'avais lu dans ses yeux. C'était aussi clair que de l'eau de roche. Prise par la stupeur, la déception et l'agacement, je lâchai sa main. Il ne la retint même pas. Elle glissa sur moi et retomba sur sa jambe. Sans cligner une paupière, je réalisais que je n'avais plus rien à faire ici.
Je suis resté un moment, planté devant lui. J'avais la bouche entrouverte, aucuns sons n'en sortaient, et mes yeux balayaient le sol à une vitesse vertigineuse. Dans un élan de lucidité, j'arrachai mes racines du parquet et me dirigeais vers la porte d'entrée. J'enfilais mes chaussures sans prendre la peine de les lasser.
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Attends... Akatsu, qu'est ce que tu fais ?Je lui repassais devant afin de prendre mon sac et ma veste, sans prendre la peine de lui répondre. Mais il m'arrêta en me prenant par les épaules, me forçant à lui faire face. J'étais maintenant folle de rage.
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Calme-toi, s'il te plait.-
A... à quoi bon ? Je... je préfère tout arrêter, maintenant. Je n'ai pas envie de souffrir, ni de pourrir dans la solitude et le regret. Et lâche-moi, dis-je en lui faisant lâcher prise.
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Je ne voulais pas... Akatsuki attends !J'étais déjà dans le couloir de l'immeuble, entrain de courir vers la porte d'entrée. Je ne prennais pas la peine de m'arrêter, ou de lui répondre. Je n'avais qu'une hâte, sortir d'ici...
J'étais enfin dehors. Je pouvais respirer. J'étais dos à la montée de l'immeuble. Je me jurais de ne plus revenir ici, quoi qu'il se passe, quoi qu'il me dise. La porte était fermée, la boucle était bouclée. Cette histoire appartenait maintenant au passé.
Morale de l'histoire :
Depuis ce jour, je n'ai jamais pu dire "je t'aime".